Nous ne désertons jamais un lieu… Metropolis et nos empreintes indélébiles.

Nous ne désertons jamais un lieu. Nos lieux demeurent. En nous. Et Metropolis est un de nos lieux intérieurs. Notre échappatoire. Libre. Comme son cinéma. Nous porterons le flambeau de cette culture ancrée dans les plus beaux souvenirs. Jusqu’au moment de la reconstruction. Parce que le cinéma est renaissance. Le cinéma est cette reconstitution du monde tel quel ou à notre guise. Notre âme boit à la source de la culture et notre culture est un plan séquence. Rien, personne, ne peut démolir, voler, briser un rêve. Surtout pas un espace. Tout vit, vibre en nous. Tant de fois nous nous sommes déconstruits, rebâtis, au fond de ces salles aux fauteuils rouges. Là où, les yeux rivés sur un écran noir et puis vivant, nous apprenions à voir, à regarder le monde d’une autre façon. À la manière de cycles ininterrompus, Ayyam Beirut Al Cinema’iya, la Reprise de la Semaine de la Critique du Festival de Cannes, le Festival du Film Européen, et la liste est longue. L’association Metropolis Art Cinema créée en 2006, avec pour directrice  Hania Mroué, avec une équipe d’experts passionnés avec pour but ultime de défendre et promouvoir le cinéma indépendant dans toutes ses formes, aura pour toujours passion et mission face à tous les vents. Et toutes les incertitudes retombent. L’essence est là. Qu’importent les étiquettes, les massacreurs de talents, les avides de conquêtes, les faux, les opportunistes et les pouvoirs de position. Le vrai est sans masque. Le vrai aura toujours raison. De tout. 

Interviewée lors de la 9ème édition de  Ayam Beyrouth Al Cinéma’iya ayant habituellement lieu à Metropolis, la directrice artistique du festival, également membre de l’équipe fondatrice de Metropolis avait répondu à la question ‘Qu’est-ce qui vous permet de persévérer sur cette mission qu’est le cinéma, malgré tous les obstacles?’. ‘Être à la base de la création d’une plateforme cinématographique est une réponse à toutes les questions. Cette mission en est vraiment une. Travailler dans n’importe quel autre domaine serait une frustration pour moi; je ne m’imaginerais jamais faisant ailleurs quelque chose de complètement différent. Le cinéma est notre cause et notre passion, une passion qui s’est ancrée en une carrière. Voilà notre point fort,’ attesta-t-elle. Ces flammes-là ne peuvent pas s’éteindre. 

Les vrais lieux ne meurent jamais. Ils demeurent. Ils renaissent. Par-dessus tous les combats. Tout renaîtra. Vivement la prochaine projection, vivement le prochain cycle.

Marie-Christine