*Pour ne pas vivre seule…

Elle ouvrit grand les bras, embrassa le monde -du Caire, à Paris, à son premier Olympia…- ses paillettes brillantes, s’accrocha à une étoile, aima sans scrupules, vécut pour ses amours, au-delà du divorce et des ruptures. Elle vécut plus fort que les morts au plus profond de ses entrailles et les fantômes noirs qui hantaient sa vie… Ses mille et une nuits se terminaient toujours un peu plus à jamais… ‘entre les lignes, entre les mots.’ Et sur scène, sous les projecteurs, un sourire. Un sourire de Joconde impénétrable, face à ces applaudissements qui saluaient -sans trop le savoir- autant de douleurs voilées de succès et de lumières.

Celle qui savait que ‘l’on n’a jamais fait un cercueil à deux places’ a choisi de s’en aller seule, parce qu’ ‘avec le temps va tout s’en va…’ ‘La vie m’est insupportable, pardonnez-moi,’ écrivit-elle à qui se serait encore arrêté pour lire les derniers mots de celle qui communiquait en toute langue…

Elle aurait tout chanté, tout déversé entre un refrain et ‘un peu plus de noir sur les yeux,’ jusqu’à mériter une biographie sur grand écran, là où tout se dissèque, s’exhibe, jusque dans le fond des yeux de femme. Les dates bien ancrées de l’Histoire, de sa naissance en 1933, à son premier Olympia en 1956, de son succès mondial avec son Gigi en 1974, à son dernier ‘quai de gare’ en 1987 s’effacent en une note, une interprétation, où tous ses chants retentissent dans le coeur et dans l’âme de ceux qui ont apprivoisé les douleurs de la vie, comme un écho, ‘encore des maux,’ sublimes, sublimés, éternellement… Éternelle #Dalida… Laissez-la danser!

Picture credits: Dalida, 2017 – directed by Lisa Azuelos

Dalida