Schmitt sur les planches du Théâtre Al-Bustan

Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran

 

Après la France, la Suisse, la Belgique, l’Italie et le Canada… Éric-Emmanuel Schmitt revisite le Liban dans le cadre -ou plutôt l’hors-cadre- d’une adaptation théâtrale de son roman, Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran. Une initiative de PERSONA Productions.

Les mots de Schmitt, l’un des auteurs francophones les plus lus dans le monde, trouvent leur extension dans leur créateur-même. C’est lui-même, seul sur scène, qui interprète son texte. Les mots trouvent leur voix, les idées leurs gestes, l’âme son corps. Cette création artistique s’incarne dans cet art de l’instant qu’est le théâtre. Mise en scène par Anne Bourgeois, cette oeuvre est sublimation et concrétisation à la fois. Une rencontre où l’écriture s’extravertit sur les planches pour atteindre une dimension aussi humaine qu’universelle. Le thème? Paris dans les années 60. Une histoire d’amitié entre un garcon de 12 ans, Moïse, et le vieil épicier arabe du quartier, Monsieur Ibrahim.

Quant au texte? C’est du Schmitt, répondra-t-on. On voudrait probablement dire par là ce mélange de philosophie et de psychologie humaine, de la complexité des émotions et du vécu en alliance avec la simplicité d’expression, celle de la vie de tous les jours, ces liens d’amitié, de relations, qui se tissent au fil du temps, et ,dans les charabias des différends et des différences, un regard d’enfant. Celui qui comprend tout, se rit de tout, sourit à tout… le regard qui relève.

 

Marie-Christine Tayah