Those who remain, un documentaire d’Eliane Raheb

Shambouk. Liban Nord. Des visages, des images, des souvenirs. Tout se bouscule et s’incruste dans la mémoire des visiteurs. Haykal, habitant à quelques kilomètres de la Syrie, où les frontières, les doctrines religieuses, et les différentes communautés coexistent, se bâtit un restaurant et, pierre après pierre, une maison. Elle servira de foyer pour ses enfants dans le futur, dit-il. Pâques est là, et personne à déjeuner.

 

 

 

 

 

 

 

 

La neige blanche ensevelit les lieux et se retire, doucement. La forêt change de couleurs à chaque coucher de soleil alors que la caméra capte les rayons d’espoir et de lumière ainsi que les petits mouvements de vie.

Vivant seul après que sa femme l’a quitté, accompagné dans ses projets de sa jeune aide, Haykal y est et y reste. Au-delà des contrats et des projets détruits, des relations gâchées et des liens défaits, les quatre saisons jouent encore à Akkar, là où la terre est généreuse et les chiens sont fidèles.

‘Mayyil ya Ghzayyil’ ou ‘Those who remain,’ un documentaire doux, différent des précédents d’Eliane Raheb, où l’on n’écoute plus les questions basiques de la réalisatrice au premier plan. Tout s’efface derrière les panoramas de la nature, la nature des villageois, l’authenticité des moments et des images. Un film où l’on oublie ce qui se passe derrière les coulisses tellement les caractères s’imposent par eux-mêmes et les croisements de chemins aussi bien que la région sont des témoignages d’existence au sein même du Liban.

DOP: Jocelyne Abi Gebrayel

Son: Victor Bresse