Arts Scéniques petites feuilles blanches
Capture d'écran - Opsis

Entre la leçon d’anglais et ces refrains qui montent à la tête ; « Somewhere over the window », « I started a joke », « Space Oddity »… Alice traverse le miroir et emmène avec elle ses spectateurs dans un monde imaginaire et une ère insolite, entre relecture contemporaine et ode classique

« Tu me kiffes ? » Même le langage, source de malentendus, défie les tabous.

La scénographie vacille brillamment entre espace vide et projections, ombres chinoises et action scénique, le tout présentant une expérience immersive dans le monde d’Alice. Armée de jeux visuels, l’expérience scénique bat son plein dans une mise en scène étudiée, défiant tout code, et pourtant, portant un bel hommage à ce conte de Lewis Carrol. Le texte est revisité et adapté par Fabrice Melquiot, mis en scène par Emmanuel Demarcy-Mota, avec Isis Ravel dans le rôle d’Alice. Avec Jauris Casanova, Valérie Dashwood, Philippe Demarle, Sandra Faure, Sarah Karabashnikoff, Stéphane Krähenbühl, Gérald Maillet, et Grace Seri. Réalisation : Isabelle Julien.

Le jeu des acteurs, incarnant les personnages au plus près de leur monde fictif, se construit entre baroque et réalisme. Les deux mondes de l’enfance et de l’âge adulte se côtoient dans une sagesse à portée de mémoire.

Perdue entre animaux et êtres extraordinaires, entre rêve et réalité, entre réel et fiction, futur et passé, espace et lieu terrestre, Alice, armée de curiosité, s’acharne à retrouver son chemin.

Laquelle des deux routes voudrait-elle suivre ? Elle ne le sait pas. Alors peu importe… L’absurdité cède la place au rêve. Et le rêve devient réalité.

Une pièce théâtre jeunesse, à regarder avec curiosité, la même curiosité qui entraîne Alice dans un voyage rocambolesque, le temps de s’échapper avec elle, et de retrouver la magie des fêtes et de l’enfance.

Synopsis

« Alice n’a pas besoin de bagages pour voyager, sauf sa curiosité, son art de s’étonner. Depuis sa première apparition sur la scène du Théâtre de la Ville en 2015, elle poursuit son chemin de métamorphoses. Bravement, elle relève le gant de se réinventer à chaque instant dans un monde un tantinet inquiétant où tout semble flotter, être relatif : le temps et l’espace, le réel et le rêve, le sourire d’un chat ou la forme du langage. L’eau qui reflète Alice et autres merveilles devient dans Alice traverse le miroir un abîme de perspectives entre théâtre et cinéma, entre la petite fille d’hier et celles de notre temps. Pour cette espiègle enfant, et pour tous ceux qu’elle ne cesse d’émerveiller de par le monde entier, Emmanuel Demarcy-Mota orchestre deux voyages riches en fantaisie, aussi surprenants que les questions qui les habitent. Joie des songes. »

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