Arts Scéniques petites feuilles blanches
Capture d'écran, "La Belle et la bête", Opsis

Dès la première image, on est plongé dans le monde d’une Belle qui a accompagné les rêves d’enfant, à la recherche du beau et du bon, dans chaque être, chaque vivant.

Une pièce qui ne vieillit pas, mais qui revêt pour cette adaptation, d’après l’œuvre de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, une relecture imagée.

Effets visuels, projections du décor en 3D, forêt enchanteresse et château impressionnant. Et pourtant, le jeu des acteurs se fait sur scène dans un espace vide, où ressortent les émotions de l’amour filial, des pensées intimes, et d’une Belle incarnant la richesse et la faiblesse de l’être humain.

La Belle et la bête nous transporte dans un univers poétique, bâti sur les relations humaines. En mourant, la Bête devient Cyrano de Bergerac. « Je vous dois d’avoir eu, tout au moins, une amie – Grâce à vous, une robe a passé dans ma vie », dit cet être répugnant pour tant d’autres, enfermé dans sa solitude, mais si proche du cœur de sa Belle.

Quant aux deux sœurs infâmes, interprétées avec brio, elles nous rappellent Javotte et Anastasie dans Cendrillon. 

Dans ce mélange féérique, cette scénographie étudiée, et une mise en scène épurée et touchante, La Belle et la bête nous emmène dans ce rêve lointain. Là-bas, au pays de l’enfance, à 6 ans, notre vision du monde commençait à prendre forme et à trouver sens… En ce temps-là, nous croyions encore au Bon dans chaque être humain.

Synopsis :

Un vieux marchand ruiné est obligé de vivre à la campagne avec ses trois filles. En rentrant d’un voyage, alors que l’orage se déchaîne, il se perd dans la forêt et se réfugie dans un somptueux château qui semble désert. Le lendemain matin, il y cueille une rose pour l’offrir à sa fille cadette, mais soudain, une terrifiante bête apparaît, furieuse, et le condamne à mort. Cependant, elle lui propose un marché : sa vie ou celle d’une de ses filles. De retour chez lui, le père se désole. Belle, sa plus jeune fille, décide de prendre sa place et se rend au château. Qu’adviendra-t-il de la jeune fille, confrontée à l’horrible bête ?

La beauté se trouve dans le regard de l’autre.

Captation enregistrée au Théâtre du Lucernaire

Voix off Sarah Gabrielle, Daniel Mesguich
Musique originale Nathanaël Ferrier-Mesguich

Crédit photo Fabienne Rappeneau 

Captation à visionner : https://videos.opsistv.com/